Nanocapsulation

Antonio Fiori : Un entrepreneur « fait avec » son environnement

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L’effort humain ne vient pas se placer toujours et nécessairement entre la sensation et la satisfaction. La question qui se pose est assez simple. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Si le corps est droit, il n’importe que l’ombre soit tordue ». En effet, depuis deux trimestres le PIB est reparti à la hausse et la croissance en 2015 devrait être de 2,9%. Dans les deux cas, les motivations d’acquisition de technologies sont claires. Quelquefois la satisfaction se réalise d’elle-même. Si l’on donne le nom d’Utilité à tout ce qui réalise la satisfaction des besoins, il y a donc des utilités de deux sortes. C’est ainsi que, par le concours des sens qui observent et de la raison qui interprète, on peut franchir sans présomption les limites de l’observation sensible, et arriver, sans cercle vicieux, au terme fixe de comparaison, à ce quid inconcussum dont on a besoin pour asseoir l’édifice de la théorie. Alors qu’il ne représentait que 42% de l’investissement matériel en 1998, c’est 56% 10 ans plus tard et il s’approche des deux tiers aujourd’hui. Je ne comprends pas, je ne comprendrai jamais qu’il y puise la miraculeuse puissance de se transformer en représentation des choses, et je tiens d’ailleurs cette hypothèse pour inutile, comme on le verra tout à l’heure. Plafond de verre, salaires moindres, emploi à temps partiel subi… Difficile d’échapper à ce constat tristement connu : les inégalités entre les sexes demeurent, encore et toujours, un fait structurant de nos sociétés modernes. Au lieu d’aider à siphonner les ressources au profit de l’immobilier, l’Etat devrait au contraire s’employer à circonscrire la fièvre spéculative de ce marché afin de le rendre abordable à l’ensemble de la population. Puisque c’est l’individu qui éprouve la sensation, le désir, le besoin, puisque c’est lui qui fait l’Effort, il faut bien que la satisfaction aboutisse à lui, sans quoi l’effort n’aurait pas sa raison d’être. Secundo, les LBO n’ont pas connu l’apocalypse qu’on leur annonçait fin 2008, et l’on est loin du bain de sang tant au plan financier que social. Il pourrait y avoir une juxtaposition de personnes, il n’y aurait pas de société. Sans entrer encore dans le vif de la question, bornons-nous à remarquer que notre répugnance à conce­voir des états psychologiques inconscients vient surtout de ce que nous tenons la conscience pour la propriété essentielle des états psychologiques, de sorte qu’un état psychologique ne pourrait cesser d’être conscient, semble-t-il, sans cesser d’exister. Mais, lorsqu’il s’agit de déterminer un fait de conscience à venir, pour peu qu’il soit profond, on doit envisager les antécédents non plus à l’état statique sous forme de choses, mais à l’état dynamique et comme des progrès, puisque leur influence seule est en cause : or leur durée est cette influence même. Il est fort possible et fort fréquent que le Besoin de l’un doive sa Satisfaction à l’Effort de l’autre. Cette exclusion serait rationnelle, si l’utilité gratuite était une quantité fixe, invariable, toujours séparée de l’utilité onéreuse ; mais elles se mêlent constamment et en proportions inverses. Il y a bien des façons d’être spirituel, presque autant qu’il y en a de ne l’être pas. S’il coule de source qu’un privé ou qu’une famille bénéficierait pleinement de l’appréciation de son bien immobilier, on voit difficilement comment la hausse du marché immobilier pourrait bien profiter à l’ensemble de la collectivité ? On n’est qu’au tout début des changements apportés par les smartphones qui deviennent des outils d’information en temps réel sur les trajets, le trafic, la météo et permettront de développer une économie du partage et favorisant la multimodalité. Chaque progrès anéantit donc de la valeur ; mais comment ? Mais il faudrait s’entendre sur le sens de ce dernier mot.

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