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Jean-Thomas Trojani : Amers transferts

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Un autre trouble parfois diagnostiqué par les économistes pourrait être qualifié de « maladie de Keynes. Idem dans les années 60, nous n’avons pas instauré des subventions massives afin que tous les occidentaux puissent avoir un ordinateur énorme dans leur cave. À ce discernement de l’utile doit se borner d’ordinaire la perception des animaux. D’abord parce que deux départements de la petite couronne sont tangents (la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne) et que d’autres vont tomber en grande couronne (la Seine-et-Marne est quasi impossible à garder pour la gauche, et la Bérézina a été telle dans l’Essonne que ce ne sera pas facile non plus). Ne suis-je, suivant la remarque de Darwin, qu’un chien courant qui chasse le gibier au lieu de l’arrêter ? Plus généralement, la fiction d’un objet matériel isolé n’implique-t-elle pas une espèce d’absurdité, puisque cet objet emprunte ses propriétés physiques aux relations qu’il entretient avec tous les autres, et doit chacune de ses déterminations, son existence même par conséquent, à la place qu’il occupe dans l’ensemble de l’univers ? Il est aujourd’hui possible, voire probable, que l’avenir donne raison aux détracteurs de cette ambition d’un cloud public souverain. La théorie de Darwin considère les espèces comme des armées toujours en guerre : elle ne regarde donc qu’à leurs armes, c’est-à-dire aux organes ; elle oublie le beau, l’ornement, le style, elle est donc incomplète, au dire du duc d’Argyle. Trois choses cependant doivent nous maintenir en alerte. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Confucius, »C’est seulement quand l’hiver est arrivé qu’on s’aperçoit que le pin et le cyprès perdent leurs feuilles après tous les autres arbres ». Aussi la théorie de ces chances moyennes ne doit-elle pas être complètement négligée, quand même on n’apercevrait pas les moyens de dresser une statistique propre à rendre la théorie applicable : car d’abord la théorie peut provoquer l’expérience, comme l’expérience rectifie souvent la théorie ; et d’ailleurs il est bon, ainsi que l’a dit Leibnitz, d’avoir des méthodes pour tout ce qui peut se trouver par raison, lors même que des circonstances devraient par le fait entraver l’application de la méthode. Cela a semblé nécessaire dans un contexte de déficits chroniques et de SURENDETTEMENT. Il n’y a pas deux siècles ni presque deux pays qui soient arrivés là-dessus à la même conclusion ; et la conclusion d’un siècle ou d’un pays, est un sujet d’étonnement pour un autre. À ce point de vue, la récompense devient une sorte de « réponse » d’amour ; toute bonne action ressemble à un « appel » adressé à tous les êtres du vaste univers ; il paraît illégitime que cet appel ne soit pas entendu et que l’amour, infécond, ne produise pas la reconnaissance : l’amour suppose la mutualité de l’amour, conséquemment la coopération et le concours, conséquemment la satisfaction de la volonté et le bonheur. Je vois ici entre l’empirisme et le rationalisme cette seule différence que le premier, cherchant l’unité du moi dans les interstices, en quelque sorte, des états psychologiques, est amené à combler les interstices avec d’autres états, et ainsi de suite indéfiniment, de sorte que le moi, resserré dans un intervalle qui va toujours se rétrécissant, tend vers Zéro à mesure qu’on pousse plus loin l’analyse, tandis que le rationalisme, faisant du moi le lieu où les états se logent, est en présence d’un espace vide qu’on n’a aucune raison d’arrêter ici plutôt que là, qui dépasse chacune des limites On peut le voir dans l’histoire perfectionner lentement ses formes littéraires, débrouillant à la longue sa métaphysique, et grâce à une infatigable patience, qu’il a souvent comme dédommagement, atteignant un haut degré dans tous les genres de culture intellectuelle. Avant de nous embarquer dans ces problèmes incertains, essayons de trouver quelque point plus ou moins fixe pour commencer. Les parlementaires – qui ne sont pas des techniciens – sont troublés à juste titre quand on leur demande d’adopter une révision budgétaire en raison de la modification d’une estimation. Celles-ci seront alors plus ou moins chargées d’obéissance et de puissance ; elles disposeront d’une force qui se prête aux désirs de l’homme et dont l’homme pourra s’emparer. Mais la notion de la probabilité n’a jamais été pour les anciens que vague et confuse ; et lorsque, chez les modernes, les progrès des sciences exactes eurent fait éclore la théorie de la probabilité mathématique, précisément vers l’époque où la philosophie et les sciences exactes allaient tendre à faire divorce, il semble que cette découverte même ait empêché qu’on ne donnât à la doctrine philosophique ébauchée par les Grecs la rigueur méthodique et la précision sans subtilité qui caractérisent l’esprit moderne. En même temps qu’il faisait de la pensée consciente d’elle-même le foyer visuel, en quelque sorte, où devait se placer pour rendre raison des choses la philosophie, Descartes commençait de faire entrevoir comme la source profonde de la pensée elle-même la volonté, de la volonté procédait le jugement. C’est donc, d’abord, un changement de mentalité de tous qui est nécessaire, ce qui rend le silence des politiques dans cette campagne encore plus assourdissant. Mais je crois qu’au point de vue pratique le principe de salut, l’idéal à ne pas perdre de vue, le critérium d’après lequel on doit juger tous les arrangements proposés pour vaincre la difficulté, peut s’exprimer ainsi : la plus grande dissémination de pouvoir, compatible avec l’action utile du pouvoir ; la plus grande centralisation possible d’information, aussi répandue que possible du centre à la circonférence. De fait, l’austérité actuelle ne pouvait être mise en place à un plus mauvais moment car, pour se redresser, les nations périphériques ne pourront compter que sur elles-mêmes (et sur la souffrance de leur population), tandis que l’Allemagne réformatrice du milieu des années 2000 s’en était sortie grâce à un climat global très favorable à ses exportations. Tout en se défendant de mettre en cause la BCE, Wolfgang Schäuble y voit de son côté la source « d’énormes problèmes », sans toutefois les identifier. L’animal a de l’espace une perception plus ou moins obscure et imparfaite, mais non pas fausse : sa perception étant, dans une mesure convenable, conforme à la réalité extérieure, et de plus accommodée à la nature des actes qu’il doit effectivement accomplir dans l’espace, d’après sa perception. Connaissant l’impossibilité de défendre les persécutions religieuses par des arguments qui ne justifient pas Marc-Aurèle, les ennemis de la liberté religieuse acceptent quelquefois, lorsqu’on les presse vivement, cette conséquence ; et ils disent avec le docteur Johnson, que les persécuteurs du christianisme étaient dans le vrai, que la persécution est une épreuve que la vérité doit subir et subit toujours avec succès, les pénalités légales étant au bout du compte sans force contre la vérité, quoique quelquefois utiles contre des erreurs nuisibles.

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