Nanocapsulation

Antonio Fiori : Impossible de négliger les contrôles de sécurité internes

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Elle a doté l’homme d’une intelligence fabricatrice. Pourtant, comme en 1997, l’Europe redémarre et les Etats-Unis sont en haut de cycle, tandis que l’euro se déprécie. Habituée pour un temps à l’éblouissante lumière, elle ne distingue plus rien dans l’ombre. Je ne dis pas que les Français entreprirent toutes leurs guerres par pur esprit de conquête ; ils croyaient sincèrement aux motifs qu’ils invoquaient pour envahir les territoires de leurs voisins, et ce fut l’occasion seule qui les amena à les détrousser. Bien au contraire, en fait, puisque les stocks ne cessèrent d’augmenter dans les coffres français – mais également américains – tout au long des années 1930 et 1931. Mais un défaut ridicule, dès qu’il se sent ridicule, cherche à se modifier, au moins extérieurement. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Qui pense peu, se trompe beaucoup ». Elle ne se rend pas compte du travail profond qui s’accomplit obscurément en elle. Maintenant c’est Dieu qui agit par elle, en elle : l’union est totale, et par conséquent définitive. Son actionnaire majoritaire, seul décideur en dernière instance, tend à se substituer aux Nations unies qu’il instrumentalise ou bien marginalise en tant que de besoin. On pouvait s’en servir pour nous donner une idée du travail de préparation. Ainsi, une partie importante des écarts de coûts et de performance des compagnies du Golfe peut simplement s’expliquer par des critères géographiques. La crise financière de 2006-2008 impose à l’évidence de revenir à la loi Glass-Steagall Act, les macro-économistes compétents le comprennent. Partant du principe que la somme actualisée des intérêts sur les dépôts est égale au montant des dépôts, Sinn en vient à confondre les pertes potentielles en intérêts de l’euro système avec la somme de la base monétaire de la zone euro (1.317 milliards d’euros fin 2014) et les capitaux propres à 425 milliards d’euros, soit au total 1.742 milliards d’euros. Durant la même période, l’économie française passait pour une des économies, si ce n’est l’économie, européenne la plus stable, la plus fiable et la plus dynamique… mais il est vrai que tant la Grande Bretagne que l’Allemagne se trouvaient au même moment dans une posture dramatique. Le franc, valeur refugeToujours est-il que, contrairement à la livre et au reichsmark, le franc n’était pas soumis à des attaques spéculatives, mais était considéré comme une valeur refuge. Cette indication de la cause, ce réveil de passion vengeresse ne sont-ils pas suggestifs ? Parler des hommes qui, sans posséder la vision nette de la tâche à accomplir, voulaient faire, de la devise, républicaine, une réalité triomphante ; des amis du peuple ; de l’Ami du Peuple ; et dire comment ils périrent ? Aussi a-t-on eu tort, pour prouver que l’homme est capable de choisir sans motif, d’aller chercher des exemples dans les circonstances ordinaires et même indifférentes de la vie. Si le contexte de l’époque présente des similitudes avec nos problématiques contemporaines, évoquons d’abord les points de divergence, en fait le premier d’entre eux, qui est l’étalon or en vigueur dans les années 1930 et qui conditionnait la totalité des prix des actifs et des valorisations mondiales. Comment feront-ils prévaloir leurs systèmes ? Dès qu’elles se ressaisissent, elles figent cet écoulement soit en une immense nappe solide, soit en une infinité d’aiguilles cristallisées, toujours en une chose qui participe nécessairement de l’immobilité d’un point de vue. Quand la Banque de France engendrait la déflation en EuropeComme l’accélération de la demande d’or émanant des banques centrales induisait une déflation dans l’ensemble des nations corrélant leur monnaie nationale à cet étalon, la Banque de France – qui avait quadruplé son stock entre 1926 et 1932 ! J’estime que les grands problèmes métaphysiques sont généralement mal posés, qu’ils se résolvent souvent d’eux-mêmes quand on en rectifie l’énoncé, ou bien alors que ce sont des problèmes formulés en termes d’illusion, et qui s’évanouissent dès qu’on regarde de près les termes de la formule. Mais de même que le billet n’est qu’une promesse d’or, ainsi une conception ne vaut que par les perceptions éventuelles qu’elle représente. Peut dès lors être considérée comme le principal promoteur de cette déflation qui devait causer d’immenses ravages sur l’économie mondiale de l’époque.

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